La crise au Vénézuéla en quelques chiffres
Jour après jour, les Vénézuéliens sont confrontés à de nouvelles difficultés. Les familles, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les enfants figurent parmi les plus exposés aux risques de protection.
Des centaines de milliers de Vénézuéliens dans les pays voisins ne disposent toujours pas de documents d’identité, d’un statut régulier ou d’un permis de séjour. Ils ne peuvent donc pas pleinement exercer leurs droits fondamentaux.
Le HCR travaille avec les gouvernements voisins, les agences des Nations Unies et ses partenaires afin de mettre en œuvre une approche globale, coordonnée et fondée sur les besoins pour améliorer la prise en charge des Vénézuéliens déplacés.
L’action du HCR complète celle menée par les gouvernements pour fournir des abris d’urgence et des services de protection aux Vénézuéliens présents dans les États frontaliers et les grandes villes.
Parallèlement, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés met en œuvre des mesures visant à garantir leur protection, à réduire les risques tout au long des parcours de déplacement et à assurer le respect de leurs droits fondamentaux.
Des populations déplacées et plongées dans la précarité
En plus de la crise politique, sociale et économique, le Venezuela subit des pénuries de nourriture, de médicaments et de services essentiels. Le pays connaît ainsi le plus important exode de l’histoire récente de la région.
Les Vénézuéliens arrivant dans d’autres pays sans documents d’identité, sans statut régulier ou sans revenus stables sont extrêmement vulnérables à l’exploitation sexuelle et professionnelle, au trafic d’êtres humains, à la violence, à la discrimination et à la xénophobie.
Paola est une réfugiée vénézuélienne de 24 ans qui vit avec sa fille d'un an depuis quatre mois dans un abri soutenu par le HCR à Ambato.
Le HCR œuvre pour améliorer les mécanismes d’accueil afin de répondre aux besoins essentiels immédiats des réfugiés et des migrants dès leur arrivée, tout en luttant contre la discrimination et la xénophobie dans les pays d’accueil. Il s’attache également à renforcer leur intégration sociale et économique afin de favoriser leur inclusion au sein des communautés hôtes.
Par exemple, le HCR a renforcé sa présence le long des frontières afin de limiter les risques, notamment la traite d’êtres humains et l’exploitation, et d’identifier les personnes ayant besoin d’une protection ou de services spécifiques, comme les enfants non accompagnés et les femmes enceintes.
À la suite des récents séismes, le HCR renforce également sa réponse d’urgence au Venezuela en soutenant les autorités locales avec des outils permettant d’identifier les personnes ayant des besoins spécifiques, de les orienter vers les services appropriés et de mobiliser rapidement des articles de secours pour les communautés touchées.
Le HCR fournit également une assistance et des conseils juridiques aux nouveaux arrivants et distribue de l’eau potable, des kits d’hygiène et d’autres biens de première nécessité aux enfants, aux femmes et aux autres personnes vulnérables dans les zones frontalières et les communautés affectées.
Afin de soutenir les pays d’accueil, nous devons renforcer d’urgence l’aide humanitaire, les services de protection ainsi que les programmes d’intégration sociale et économique. En les soutenant, nous contribuons à leur permettre de continuer à accueillir les réfugiés et les migrants dans des conditions sûres et dignes.
En 2025, les opérations du HCR se sont déroulées dans un contexte de sous-financement mondial sévère, les besoins humanitaires dépassant largement les ressources disponibles.
La situation est critique. Nous devons agir.